La vraie histoire derrière la théorie avec ses doutes, ses fous rires, et ses moments de « Je-plante-tout » ou « tout-me-plante.
Salut les product·eur·rice·s, créatif·ve·s et autres architectes de l’impossible !
Aujourd’hui je vous fait une article comme un épisode spécial ou un live de votre podcast favori « Recettes de prod les bons conseils »! Mais on ne parle pas de budget excel ou de planning de tournage. On parle de la recette la plus importante : comment survivre (et même prospérer) quand le sol se dérobe sous vos pieds. Une recette testée et approuvée en situation de stress, avec un accompagnement musical gratuit offert par les remarques décourageantes d’un parent ou d’un entourage toxique. Vous êtes prêt·e·s ? C’est parti.
Les Ingrédients du Désastre :
- 1 admission prestigieuse en mastère Prod & IA (MediaFaculty, siouplait)
- 1 entreprise partenaire qui dit « oui »
- 1 désistement inattendu de ladite entreprise (1 semaine avant le début du mastère !!! Merciiiii)
- 1 dose généreuse de panique existentielle
- 1 environnement familial peu propice à la sérénité
- 1 calendrier qui fait « tic tac » méchamment
Étape 1 : La Chute Libre (On est Tous Passé·e·s Par Là)
Le scénario : Juillet 2025. Je reçois l’email tant attendu : « Félicitations, vous êtes admise au Mastère Production & IA ! ». Joie, fierté, champagne virtuel. Petit détail : il faut un contrat pro. Une entreprise est sur les rangs, tout semble réglé. Puis virement de bord. L’entreprise se retire, à une semaine de la rentrée en novembre ! Poof.
Le sol se dérobe. Le projet de formation s’effondre. Le futur proche, soigneusement planifié, devient un gouffre.
C’est là que Fulberte (ma conscience professionnelle un peu perchée, vous la connaissez maintenant, sinon elle traine sur tiktok) est sortie de sa tanière. Elle ne m’a pas fait un speech motivant. Non. Elle m’a regardée droit dans les yeux et a dit : « Alors quoi ? Tu laisses un tiers décider de ton avenir ? Depuis quand tu es aussi peu inventive ? Action! ».
Ca s’appelle un direct du droit, ça fait mal, oui, mais c’est vrai. Fufu forever.
Étape 2 : Le Basculement Mental (La Recette Secrète)
La clé n’est pas dans la positivité toxique (« Tout arrive pour une raison! »). La clé est dans le changement de point de vue radical.
Au lieu de : « J’ai besoin d’une entreprise pour valider mon parcours »
Je suis passée à : « Quel projet pourrais-je créer qui serait assez solide pour porter ma formation ET intéresser des partenaires ? »
La différence est énorme. Je ne suis plus demandeuse (« S’il vous plaît, embauchez-moi »). Je deviens créatrice-entreprise (« Voici le projet qui peut répondre à votre besoin, souhaiterez-vous y être associé ? »). C’est le passage du statut de suppliant·e à celui de partenaire potentiel·le. Ça change tout. Le relationnel, et surtout l’estime de soi.
Étape 3 : L’Auto-Production Concrète (Les Doigts dans le Cambouis)
Donc, défi lancé : Je m’auto-produis pour financer mon mastère.
Concrètement, ça donne quoi ?
- Création d’un actif : Un projet sur-mesure pour mon partenaire potentiel, sur un sujet porteur et peu traité, qui servira de preuve de concept et de support au sponsoring.
- Démarche partenariale inversée : Je ne cherche plus « une entreprise d’accueil ». Je cherche avant-tout des partenaires pour une co-production ou un sponsoring intégré à l’un de mes projets.
- Packaging professionnel : Un dossier de présentation sur-mesure, un autre dossier de sponsoring solide, une visibilité sur mes autres projets (« SAV de la Prod », “Recette de prod”, mon premier court métrage, “Script ma vie”,etc.), une offre de valeur claire pour le partenaire.
Et l’humour dans tout ça ? Il est vital. Ma première vidéo « micro-info » avec Fulberte sur les HPC (Histoires de Producteurs Contrariés) est tellement drôle que j’en ai ri toute seule en la montant. Ça compte. Ça sauve. Ça rappelle que même dans la galère, on peut créer de la joie. Au moment où j’ai fait cette vidéo, je n’avais plus d’entreprise pour confirmer le mastère.
Étape 4 : Les Leçons Apprises (À Boire Sans Modération)
- Le « non » est une redirection, pas une fin : Ce désistement m’a forcée à innover. Sans lui, pas d’auto-production, pas de ce projet ambitieux, pas de cette nouvelle compétence entrepreneuriale.
- Votre carrière est votre premier produit : Produisez-la comme vous produiriez un film. Avec une stratégie, un calendrier, des partenaires, une identité forte.
- L’environnement toxique peut devenir un moteur : Si, si. Chaque remarque décourageante de proche devient une raison supplémentaire de prouver qu’ils ont tort. Merci à tous pour ce carburant rageur.
- L’action soigne l’anxiété : Le jour où j’ai décidé de l’auto-production, la panique a laissé place à l’énergie. Même petite, l’action concrète est un antidote puissant au vertige.
La Recette en Version Accélérée :
- Recevez le « non ».
- Autorisez-vous 24h de déprime/rage/chocolat.
- Demandez-vous : « Quel projet ce “non” me permet-il d’inventer ? »
- Passez de « demandeur·euse » à « créateur·trice ».
- Lancez une première action concrète, même minuscule.
- Répétez.
Conclusion (Avec un Zeste d’Autodérision)
Aujourd’hui, mon mastère est toujours en voie de concrétisation ferme (plus pour longtemps normalement avant de signer un contrat qui validera ma place pour cette première promo). Mais il est porté par mon projet, pas par le bon vouloir d’un tiers. J’ai une série en développement, des pistes de partenariat, et une conviction renforcée : je suis la seule patronne de mon parcours.
Et vous, quel « non » allez-vous transformer en votre prochaine grande idée ?
PS : Fulberte m’a chargé de vous dire que si vous ne le faites pas, elle viendra vous le demander en direct sur le SAV de la Prod. Vous êtes prévenu·e·s.

